Dans le cadre de ce dossier sur la Transition Démocratique, nous avons fait le choix d’un large tour d’horizon des expériences menées, des problématiques particulières, et des dispositifs existants qui jalonnent le chemin du renouvellement démocratique. Pour clôturer le sujet, nous ne pouvions donc passer à coter des civic-tech, ou comment mettre la technologie (le numérique en particulier) au service d’une démocratie 2.0 plus efficace ?

Si nous avons choisis de n’aborder la place des outils numériques dans le processus démocratique qu’en dernier, c’est parce qu’ils ne viennent que renforcer des organisations humaines existantes et nos habitudes de co-décision. Les réserves exprimées dans certains articles au sujet des conseils citoyens montrent bien que sans culture du faire ensemble, et sans une réelle volonté, de simples outils ne peuvent pas suffire à restaurer la démocratie, ils ne peuvent que la faciliter.

Ces précautions prises, les outils numériques peuvent néanmoins accélérer nos capacités à faire exister une démocratie plus directe, à chacune des étapes du processus : en termes de transparence (pour disposer des informations) avec des outils comme nosdeputes.fr ; faire des propositions et débattre avec carticipe ; ou encore co-décider avec Baztille.

Nous vous proposons un panel complet d’outils potentiellement utiles à la démocratie avec Les 20 outils de civic tech à avoir dans sa boite à outils citoyenne

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Source – Consoglobe

 

Ensuite, la question de la gouvernance de ces outils se pose : si les outils en eux même ne sont pas gérés de manière démocratique, il se pourrait bien que ce soient eux qui nous manipulent. Cela pourrait passer par exemple par le filtrage des informations diffusées afin d’induire une opinion sur un sujet ou encore des modalités de prise de décision ayant cours sur la plate-forme. . . La transparence totale quant aux fonctionnalités et mécanismes à l’œuvre lors de l’usage de l’outil est donc indispensable pour en garantir la fiabilité. Les outils numérique étant composés de code informatique, ce code se doit donc d’être ouvert, permettant ainsi à quiconque de « soulever le capot » pour en vérifier le fonctionnement, chaque choix technique induisant nécessairement des volontés idéologiques.

A travers un article complet, nous vous proposons de creuser la question des enjeux liés à l’ouverture des civic-tech, de leurs apports et de leurs dangers potentiels pour nos démocraties par Valentin Chaput, de l’association Democracy OS.

Accéder à l’article « Manifeste pour l’ouverture des civic-tech »

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